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Quand peut on traiter les cicatrices d'acné ?

  • Les cicatrices d’acné sont un motif très fréquent de consultation étant donné l’impact souvent très négatif qu’elles ont sur le quotidien des patients (es). Celle-ci peuvent être rouges, brunes ou encore creusées (atrophiques). Leur nombre, étendue et sévérité varie d’une personne à une autre.  Elles sont le plus souvent (mais pas toujours)  créées par le ou la patiente eux même qui en manipulant de nouveaux boutons pour les faire disparaitre au plus vite ne font qu’aggraver la situation.
  • Les traitements à proposer sont nombreux et à adapter au cas par cas (cf autre question). A retenir néanmoins que  la majorité des techniques à proposer ne peuvent être réalisées qu’en saison fraiche et qu’après que l’acné ait été guérie ou du moins stabilisée.

Comment peut-on traiter les cicatrices d'acné ?

Plusieurs traitement peuvent proposées mais seront adaptées au cas de chaque personne. Pour schématiser :

  • Cicatrices rouges : lumière LED ou certains lasers ou lumières.
  • Cicatrices brunes : peeling.
  • Cicatrices atrophiques : laser CO2 en 1er lieu mais aussi certains peeling ou encore comblement des creux à l’acide hyaluronique. Certaines techniques complémentaires peuvent y être associées.

Quels traitements proposer en cas de taches brunes du visage :

Dans ce cas aussi, plusieurs traitement peuvent être recommandés, une fois identifiés les facteurs qui ont favorisés l’apparition de ces taches ou qui les entretiennent  et une fois évalués l’ancienneté, la sévérité et surtout la profondeur des taches par une lumière ultraviolette (Wood). L’état général de la peau est également pris en considération pour permettre s’il y a lieu de proposer un traitement  à cibles multiples

Les traitements sont :

  • des crèmes dépigmentantes (ou éclaircissantes) quasi obligatoires.
  • des peelings de différente nature, de différente intensité (avec des suites différentes), certains de nouvelle génération peuvent être  suivis d’une exposition  à la lumière LED pour permettre l’activation des principes actifs.
  • De la mésothérapie qui  a pour avantage d’être possible à proposer même en saison chaude et d’associer des mélanges pouvant dans le même temps stimuler le métabolisme cutané et/ou en améliorer l’hydratation.
  • un traitement en cures et associant ultrasons/ stimulation électrique et gels dépigmentant et anti-âge.

Est-il normal qu’une crème anti-tache fasse rougir et chauffer la peau ?

Non. Une crème anti-taches ou encore dépigmentante peut tout au plus picoter un peu les 1ers jours d’application mais si cela dure et fait rougir ou chauffer la peau, cela signifie qu’elle crée une réaction inflammatoire qui n’est pas du tout recherchée par le dermatologue. Celle-ci  peut même être nuisible pour la personne qui l’applique et lui faire foncer ses taches ou même en créer d’autres. Ce risque de transformation des rougeurs en taches brunes est plus fréquent chez les maghrébins et les asiatiques.

Les traitements au laser sont ils cancérigènes ?

Non. Les appareils lasers génèrent une lumière dont toutes les particules sont de même longueur d’onde pour une efficacité optimale sur leur cible. Cette cible (et longueur d’onde)  varie d’un laser a un autre : ex : racine du poil pour les lasers épilatoires.  Pour être cancérigène, le rayon lumineux doit abimer le matériel génétique de nos cellules (ADN). Ceci est possible avec les rayons X utilisés pour les radiographies standarts (mais lorsque la personne fait des radiographies fréquentes). Le faisceau laser n’a pas du tout cet aptitude.

Quel type d’hygiène à conseiller pour le visage

  • Le nettoyage du visage est le 1er geste à effectuer pour avoir une peau en bonne santé. Il est aussi la base de tous les traitements ou éventuels soins ultérieurs.
  • Différents soins d’hygiène existent sur le marché mais tous ne peuvent être utilisés par tous le monde ; on préfèrera les soins moussants desséchants pour les peaux jeunes à tendance fréquemment  acnéiques alors que des peaux plus matures bénéficieront plus d’autre produits moins desséchants.
  • Les peaux réactives ont des produits adaptés  et ne doivent en aucun cas utiliser des soins savonneux.
  • Dans tous les cas : EVITER DE FROTTER LE VISAGE A LA MAIN ET ENCORE  MOINS AU GANT DE TOILETTE (le kiss) : pour éviter de créer ou d aggraver des taches brunes.
  • Des gommages pharmaceutiques peuvent être utilisés avec modération.

Peut-on se laver quand on a une éruption sur la peau ou une plaie (chirurgicale ou accidentelle) ?

  • Oui. Maintenir son hygiène quotidienne dans ces cas est le reflexe raisonnable à avoir. Une éruption peut effectivement être humide et une plaie est une peau en cours de réparation pouvant faire craindre un retard de cicatrisation ou encore une aggravation. En fait, la surinfection bactérienne est plus à craindre et donc des bains quotidiens avec gels antiseptiques ou même juste savon de commerce sont recommandés mais ils doivent être de durée très courte (se savonner rapidement, se rincer et s essuyer aussi rapidement).
  • Ces conseils sont d’ordre général. Il convient néanmoins de poser  directement la question à votre médecin ou chirurgien en cas de chirurgie.

Quand suspecter la présence d une mycose des pieds ou des ongles ?

Les mycoses ou champignons des pieds sont extrêmement fréquents chez la population générale. Les milieux chauds et humides sont très propices au développement de ces germes, ce qui explique la fréquence des localisations aux pieds (ongles ou peau) ou encore au niveau d’autres plis (et qui fera l’objet d’une question à part).

  • Les lésions qui doivent faire suspecter des champignons :
    • entre les orteils (localisation très fréquente) sont : peau qui « pèle » (desquamation), fissuration, et surtout un enduit blanchâtre. Un prurit (grattage)  est très souvent rapporté ; en particulier durant la nuit. Un ou plusieurs espaces interorteils peuvent être touchés, avec une large prédominance d atteinte du dernier espace.
    • sur la peau de la plante des pieds ou sur les bords des pieds : peau rouge / endroits, qui pèle ou encore avec des petites bulles (collections de liquide) emplies de liquide clair ou blanc. Des talons très secs avec des crevasses parfois très invalidantes peuvent aussi être observés.
    • Sur les ongles : plusieurs anomalies peuvent être observées/ perte de la transparence d’une partie ou de la totalité de l’ongle ; modification de couleur, épaississement de l ongle ou encore son décollement de la peau sous jacente. Un point essentiel à préciser dans ce cadre : si ces aspects sont très fortement évocateurs de mycose des ongles, ils peuvent être observés dans plusieurs autres maladies inflammatoires / psoriasis. D’où l’intérêt d’un examen mycologique pour confirmer le diagnostic avant de démarrer un traitement. D’autre part, il faut savoir rester vigilant devant l’apparition récente d’une tache et surtout une bande brunâtre ou noire sur un ongle. Celle-ci impose une consultation spécialisée urgente afin d’éliminer l’éventualité  d’une tumeur cutanée.
  • Certaines conditions prédisposent plus à faire ces champignons :
    • absence de séchage des pieds après lavage des pieds (très incriminé dans notre contexte, étant donné les nécessités d’ablutions pluriquotidiennes).
    • professions imposant le port prolongé de chaussures fermées.
    • la marche pieds nus dans  des lieux publiques chauds et humides (hammams, douches et vestiaires de salles de sport, sols de piscines …)
    • pratiques de pédicuries dans des centres où le nettoyage du matériel pourrait ne pas être rigoureux (attention aux bacs, limes …)
    • partage de chaussages avec proches contaminés.

Comment traiter les mycoses des pieds

  • Les mycoses des ongles doivent être traitées avec beaucoup de rigueur, au mieux après confirmation du diagnostic / un prélèvement fait au laboratoire pour une étude mycologique. Le traitement médicamenteux sera à privilégier : vernis et poudre antimycosiques, associés à un traitement par voie orale dans certains cas. Bien conduit, ce traitement est très efficace, pourvu que le traitement soit pris régulièrement et pour une durée suffisante (6 à 9 mois en moyenne pour les ongles de pieds). Un traitement au laser peut aussi être proposé mais de préférence seulement pour les personnes ne pouvant prendre le traitement conventionnel médicamenteux.
  • Les mycoses de la peau des pieds sont le plus souvent traitées par des crèmes antimycosiques. Des comprimés peuvent y être associés dans certains cas mais pour une durée plus courte que pour les ongles. Attention aux fréquentes auto-médications avec des crèmes contenant des corticoides. Celles-ci sont  totalement à déconseiller dans ces cas puisqu’elles favorisent elle-mêmes le développement et l’extension des mycoses.
  • Dans tous les cas : des mesures préventives sont conseillées pour éviter les très fréquentes recontaminations (cf question comment éviter les mycoses des pieds)

Comment éviter les mycoses des pieds

Partant du fait que  ces champignons sont très fréquents  chez les êtres humains et que la contamination est essentiellement interhumaine, les mesures préventives sont :

  • s’assurer du traitement précoce de toute lésion suspecte d’être un champignon pour éviter son extension voire certaines complications.
  • éviter le partage de chaussages (attention aux pantoufles et chaussettes)
  • Si des proches sont atteints de champignons des pieds, penser à nettoyer régulièrement les cabines de douche ou baignoire avec de l’eau de javel
  • s’assurer d’un bon séchage des pieds après chaque lavage des pieds (ou ablutions)
  • éviter de marcher pieds nus dans les espaces publics, surtout ceux où l’ambiance est chaude et humide / hammams, piscines surtout les couvertes, vestiaires et douches de salles de sport : utiliser dans ces cas des sandales en plastique, à usage personnel
  • dans les douches de salles de sport : éviter de laisser tremper les pieds dans l’eau. Pour cela, s’assurer que les douches sont équipées d’un socle (en bois le plus souvent) qui permet de garder les pieds à une certaine hauteur du parterre de la douche, et garder ses sandales en plastique tout au long de la douche (des sandales a talons compensés sont même préférables dans ces cas). Si ces conditions ne peuvent être assurées, préférer la douche à domicile
  • Bien choisir son centre de pédicurie et ne pas hésiter à s’assurer des modes de décontamination de TOUT le matériel utilisé. Et s’assurer aussi que les bacs ont été nettoyés avec de l’eau de javel. Si un doute persiste, préférer ramener son propre matériel ou encore faire des pédicuries à son propre domicile
  • Si la personne a une profession lui imposant un port de chaussages fermées durant de longues heures chaque jour : penser à se déchausser dès que possible, de se rafraîchir les pieds et garder alors un chaussage aéré
  • Pour les personnes qui font des mycoses a répétition : un saupoudrage régulier des chaussettes et chaussures par une poudre  antimycosique peut être d’un apport non négligeable

Ongles incarnés : comment les éviter et comment éviter d’en arriver a la chirurgie :

Un ongle incarné résulte d’un conflit entre l’ongle et la peau qui l’entoure. En effet, la croissance de l’ongle se fait de la partie proximal (vers la racine du doigt) vers la pulpe du doigt, en utilisant des sortes de « rails » latérales sur lesquelles l’ongle coulisse.

Dans certaines conditions, ces rails sont « bloquées » et l’ongle ne pouvant plus coulisser, va plutôt buter contre la peau et créer ainsi une inflammation de cette peau avec rougeurs, enflement et parfois suppuration (apparition de pus). Ces conditions sont : découpe trop courte des bords latéraux des ongles, port de chaussures trop étroite vers l’avant et ce, d’autant plus que la personne a des ongles incurvés (dits « en griffes »), une pulpe de doigts d’orteils épaisse et charnue ou encore un avant pieds large

Pour éviter d’avoir des ongles incarnés, 2 mesures importantes à respecter : éviter de couper trop court les bords latéraux des ongles en les gardant toujours un peu carrés sur les bords et préférer des chaussages un peu larges à l’avant

Lorsque la personne a déjà un ongle incarné, celui ci peut nécessiter une consultation pour décider si une antibiothérapie locale ou par voie orale est nécessaire. D’autre part, les ongles incarnés ne sont pas systématiquement à opérer ; pour certains cas, des mesures simples peuvent être conseillées pour aider la repousse de l’ongle à reprendre un cours normal et éviter une chirurgie pas toujours synonyme de cure totale sans récidives